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L'empreinte écologique... c'est quoi?

Que ce soit pour manger, nous déplacer, nous loger…nous consommons des ressources naturelles.

Mais notre planète a-t-elle la capacité de fournir ces ressources en quantité suffisante à tous les êtres humains? Peut-elle absorber les déchets qui résultent de nos activités ? Notre mode de vie est-il en équilibre avec ce capital naturel ? Ou a-t-il causé sa dégradation et son épuisement ?

Pour s'en rendre compte, on peut faire appel à l’empreinte écologique. Celle-ci représente la surface de la Terre nécessaire pour rendre possible notre mode de vie. L’empreinte écologique peut être calculée pour la population mondiale, pour un pays, pour une ville ...et maintenant aussi pour une classe!

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Comment ça marche?

Besoin d'une deuxième terre?

Tous égaux?

La Belgique sous la loupe

Et la biodiversité dans tout ça?

En action!

 

Comment ça marche?

Notre planète comporte des parties productives en ressources naturelles biologiques (par exemple les forêts, les pâturages...) et d’autres qui ne le sont pas (par exemple les déserts, les calottes glaciaires, etc.) ou qui ne sont pas directement exploitables (comme le fond des océans).42331.jpg

Ces parties productives sont appelées la surface biologiquement productive de la Terre.

Pour déterminer la surface biologiquement productive utilisée par un individu pour répondre à ses besoins, c'est-à-dire son empreinte écologique, il faut transformer tout ce que cet individu consomme en équivalents de surface biologiquement productive. On distingue pour cela six types de surfaces :

  • Les forêts : pour produire le bois que nous utilisons pour construire, pour nous chauffer ou encore produire du papier…
  • Les pâturages : pour élever le bétail qui nous fournira de la viande, de la laine, du lait… 
  • Les terres cultivées : pour cultiver les plantes qui serviront à notre alimentation et à celle du bétail, qui seront transformées en huiles ou en fibres (comme le coton, le lin etc.)…
  • Les surfaces maritimes : pour produire les poissons et les fruits de mer que nous consommons
  • Les terrains bâtis : pour construire nos logements, nos routes et nos infrastructures… Plus d'info
  • Les surfaces énergie : surfaces équivalentes aux surfaces forestières nécessaires pour absorber les émissions de CO2  produites par l’utilisation des combustibles fossiles.

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 Un exemple: :pour produire 1 kg de viande, il faut :

  • 10 m2 de pâturage pour le bétail,
  • 11 m2 de surfaces cultivées (pour produire la nourriture du bétail),
  • 2,4 m2 de surfaces bâties (pour les stalles..) et
  • 21 m2 de surfaces énergie nécessaires pour absorber le CO2 émis pour le transport de la viande, etc.).


 

On peut calculer aussi bien l’empreinte écologique d’un produit, que d’une personne, d’une classe, d’une ville, d’un pays ou même de l’ensemble de la population mondiale. L’empreinte écologique est toujours exprimée en hectares globaux.

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Besoin d’une deuxième Terre?


Seule une partie limitée de la Terre produit des ressources biologiques qui nous permettent de subvenir à nos besoins et qui absorbent nos déchets. Si on divisait cette surface entre chaque habitant de la Terre, chacun aurait droit à 2,1 hectares par an, c’est-à-dire à peu près l’équivalent de 3 terrains de football. Cette surface diminue évidemment au même rythme que la population augmente. Pourtant aujourd’hui, c’est environ 2,7 hectares par an qui sont consommés par personne.

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Si l’on observe le graphique, on voit combien l’empreinte de l’humanité a augmenté au cours des dernières années et que depuis la fin des années ’80, nous consommons plus qu’une planète : la biocapacité de la Terre est dépassée.

Comment une telle chose est-elle possible alors que nous n’avons qu’une seule planète? Comparons les ressources naturelles accumulées sur le long terme avec de l’argent placé à la banque : celui-ci rapporte des intérêts chaque année. On peut décider de ne dépenser que les intérêts de l’année, sans entamer notre capital. Ou au contraire dépenser plus que les intérêts annuels : on touche alors au capital et peu à peu, celui-ci diminue.

De la même façon, la Terre produit des ressources naturelles que nous pouvons utiliser. Mais aujourd’hui nous consommons tellement qu’en une année nous utilisons non seulement ce que la Terre a produit sur un an, mais nous puisons aussi dans le capital de ressources naturelles accumulées. Combien de temps pourrons-nous encore gaspiller de la sorte avant d’épuiser les ressources naturelles et la capacité de la Terre à les renouveler ?

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Tous égaux?


Si on divisait la surface disponible pour produire des ressources naturelles biologiques par le nombre d’habitant de la Terre, chacun aurait droit à 2,1 hectares. Mais aujourd'hui, l'homme consomme en moyenne 2,7 ha par an. Et cette consommation n’est pas répartie équitablement. L’empreinte moyenne d’un Belge est de 5,1 ha. Un américain consomme 9,2 ha, tandis qu’un africain en consomme seulement 1,4 par an.

Si tous les habitants de la planète consommaient à la mode occidentale, il faudrait près de trois planètes pour répondre à nos besoins !

La carte du monde montre pour chaque pays l’empreinte écologique moyenne par habitant et par an.

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Beaucoup de pays dits développés ont une empreinte élevée, bien au dessus de leur biocapacité :ils ont une dette écologique. C'est-à-dire que :

  • Soit ils utilisent leurs ressources écologiques plus rapidement que celles-ci ne se régénèrent chaque année (par exemple en épuisant leurs stocks de forêts plutôt qu’en ne récoltant que la production annuelle)
  • Soit ils importent des ressources d’autres pays
  • Soit ils produisent plus de déchets (comme le CO2) que ce qui peut être absorbé.

Le graphique compare l’empreinte et la biocapacité disponible par région.

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En Belgique, seul 1,1 ha est disponible par personne alors que l’empreinte moyenne du Belge est de 5,1 ha : une dette écologique de 4 hectares par personne.

L’empreinte écologique nous renseigne sur la consommation en ressources naturelles d’une personne ou d’un groupe. Mais elle ne décrit pas comment ces ressources auraient dû être utilisées. Parler de l’empreinte est pourtant une bonne occasion d’aborder cette question. Peut-on parler de partage équitable des ressources naturelles lorsque celui-ci est fondé sur la puissance économique ? Et comment devons-nous rejeter la faute sur l'économie des pays en développement se tourner vers la dette écologique de nombreux pays développés?

Comment envisager la dette économique des pays en voie de développement par rapport à la dette écologique de bien des pays développés ?

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La Belgique sous la loupe

 empreinte sur le sableVoici 5,1 hectares, l’empreinte moyenne du Belge vue du ciel.

Qu’est ce qui pèse le plus lourd dans cette empreinte ?

Environ 20% de cette empreinte résulte de ce que nous mangeons. Il n’a pas seulement fallu produire la nourriture (viande, légumes, fruits, céréales…), mais avant qu’elle n’arrive dans nos assiettes, elle a aussi subi un large éventail de traitements (emballage, stockage, transport…). il a aussi fallu la traiter et la conserver.


30% de l'empreinte du Belge est causée par le logement. 114837.jpgLa grande majorité de ce pourcentage provient de l'énergie utilisée dans la maison: chauffage, éclairage, appareils électriques ...

20% de l'empreinte de la Belgique est causée par nos déplacements. La voiture est le principal coupable. Pour se rendre au travail, par exemple, les Belges effectuent sept fois plus de km avec la voiture qu’en train. Et pour aller en vacances, ce sont les voyages en avion qui se taillent la part du lion avec le plus de km.

30% de l'empreinte est dû à différentes choses : déchets, biens et services, soins de santé, ...


Curieux de connaître votre empreinte et celle de votre famille? Calculez rapidement votre empreinte personnelle et découvrez comment vous pouvez la réduire grâce à quelques mesures toutes simples.

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Et la biodiversité dans tout ça ?

La biodiversité, c’est-à-dire l’ensemble des êtres vivants du monde entier, est soumise à de fortes pressions. C’est pourquoi le WWF a développé l’Indice Planète Vivante afin de pouvoir en refléter l’état de santé. L’indice suit plus de 1300 espèces d'animaux vertébrés (c.-à-d. les poissons, reptiles, mammifères, oiseaux et amphibiens) dans le monde entier.
 

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Entre 1970 et 2000, l'Indice Planète Vivante a chuté de près de 30%. Cette baisse indique que les écosystèmes mondiaux sont gravement atteints.

De nombreuses activités humaines ont un impact dévastateur sur la biodiversité: la pollution de l'air, de l'eau et des sols, l'épuisement des ressources naturelles (par exemple à cause de la surpêche et de la déforestation massive) et la transformation de régions naturelles en terres agricoles…

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Ce n'est donc pas par hasard que l'empreinte - une mesure de l'impact de l'homme sur son environnement - soit en hausse, tandis que l’Indice Planète Vivante baisse.

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En action !

Le grand défi pour notre société est de réduire son empreinte écologique afin de parvenir à un mode de vie durable. Cela vaut non seulement pour les gouvernements et les entreprises… mais aussi pour nous tous.

Moins ressources naturelles ne signifie pas nécessairement une réduction de la qualité de vie. Par exemple, décider de se déplacer à pied ou à vélo pour les petits trajets permet de compenser un mode de vie trop sédentaire et de maintenir notre condition physique et notre santé.

Curieux de connaître votre l'empreinte et celle de votre famille? Calculer rapidement votre empreinte personnelle et découvrez comment vous pouvez la réduire en quelques mesures très simples.

Mais vous pouvez aussi entreprendre de changer les choses avec votre classe ! Nous vous mettons au défi de calculer l’empreinte écologique de votre classe et d’essayer de la diminuer !

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